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Articles avec #republique tag

Rendre le vote obligatoire pour sauver la démocratie...

Publié le par Ombre Grise

Mon cul !

Voilà ma réponse. Pour le développement, restez un instant !

Prétendre sauver la démocratie en rendant obligatoire le vote, ce serait considérer que le vote EST l'expression même de la démocratie. Or, est-ce le cas ? La plupart des pays africains instaurent un scrutin. Ils peuvent même se désigner démocratiques, comme le Congo. Sont-ils pour autant démocratiques, c'est-à-dire permettant au peuple d'exercer le pouvoir ? Je suis dubitatif. D'ailleurs, on s'étonne souvent de voir un candidat élu avec 95% des voix... La Russie, pourtant tant décriée, met en place un vote. Est-ce une démocratie pour autant ? Je me demande.

Le vote, c'est bien, c'est même nécessaire, mais ce n'est pas la seule expression de la volonté démocratique. Derrière, il faut que "ça suive"... si je puis dire. Il faut de la sincérité, de l'ouverture. Alors, rendre le vote obligatoire... je ne sais pas. Je suis intimement convaincu que c'est inutile dans une démarche de sauvegarde de la démocratie. Mais on nous dit : ça existe ailleurs ! La belle affaire ! La peine de mort aussi existe ailleurs, et pourtant, ça pue. La retraite par capitalisation, ça existe ailleurs, et pourtant ça pue. La lapidation... bon, bref ! Passons. Essayons d'être français, je sais, les nationalistes aiment bien cette notion, mais après tout, leur volonté de voir le monde au travers du regard de notre pays plutôt que de celui des autres, est peut-être pertinente - en tout cas, voyons où est notre intérêt en fonction de notre propre culture. 

Les Français ne se détournent pas de la politique. Au contraire, ils s'en gavent. Jusqu'au dégoût. Je pourrais citer des tas de chiffres. Les accès aux médias, les visualisations de vidéos politiques, les audiences des débats, j'en passe... franchement, il faudrait se mettre la tête dans le sable, façon autruche, pour ne pas être persuadé que les français sont vraiment passionnés par la politique. S'ils ne se déplacent pas pour une élection, c'est qu'ils ont de bonnes raisons de ne pas le faire. La météo n'a rien à voir là-dedans...

Les primaires ont plutôt bien fonctionné. Et pourtant, c'était payant. Chose importante. Ce n'est pas rien de raquer 2 euros pour un truc, qui soi-disant, nous barbe... Ok, au regard de la nation, la participation reste modérée. Mais tout de même...

Les candidats choisis portaient un projet souvent aux antipodes les uns les autres. C'était motivant. Puis sont venues les affaires. Je ne critique pas les journalistes, car ils ont bien fait de mettre en lumière certaines pratiques de députés. Force est de constater que toute la campagne a été dévorée par cette affaire Fillon. Moins avec celle du FN, car la présidente s'est détournée de la justice en utilisant son immunité parlementaire... Elle semble avoir bien fait, car s'en est sortie haut-la-main !

22% d'abstention, c'était important. Comme si les votants, ayant déjà donné (et payé) durant les primaires, avaient considéré qu'ils en avaient assez fait...

C'est grossier, je sais, mais je pense qu'il y a un peu de ça. Les affaires ont dégoûté les bonnes volontés, l'effet de répétition a découragé les moins motivés...

Ensuite, presque 1/4 des électeurs ne s'est pas exprimé au second tour. C'est également beaucoup. Mais quel était le choix ? Le FN, l'extrême nullité ? Une incompétente, pas plus dangereuse qu'un figurant, le débat l'a bien démontré... danger ? Et l'autre, c'était pas un danger ? Bref, un quart des électeurs ont laissé le choix aux autres, rien à foutre...

Rendre obligatoire le vote aurait-il permis d'obtenir d'autres résultats ? Je n'en suis pas du tout persuadé. 

Il aurait juste permis de culpabiliser les abstentionnistes, de les condamner, de les sanctionner, mais le fond du problème serait resté le même.

Mon analyse, c'est que les primaires, c'est juste une aberration. Inutile, dispendieuse, fallacieuse, les candidats choisis au Ps et au Pr, n'ont pas été les meilleurs, loin de là... non, les primaires, faut arrêter. 

Ensuite le scrutin est obsolète. Ne mettre que les deux premiers en tête de liste, ne permet pas de rendre honneur au choix réellement offert au premier tour (je parle bien sûr des présidentielles)... un peu de proportionnelle ferait du bien à la "démocratie"...

Ce sera ma conclusion. Plutôt que de s'en prendre aux électeurs, irresponsables, immatures, indifférents, portons notre regard sur les institutions, et les modes de scrutin... qu'ils permettent enfin à tout un chacun de s'exprimer sans être obligés de "voter contre" ou de "voter par défaut"... ce serait le meilleur moyen de la sauver, la démocratie...

 

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Exclusion

Publié le par Ombre Grise

J'aborde ici un sujet apprécié par plusieurs candidats à la prochaine présidentielle. Loin de moi l'idée de condamner la démarche. Bon nombre de français souhaitent exclure une partie de la population dans l'idée de bénéficier de leur départ, directement ou indirectement. En temps de crise, il est bien difficile de condamner une telle volonté. C'est naturel. Si vous manquez de tout, allez-vous accepter qu'un être venu d'ailleurs (un E.T par exemple) atterrisse sur votre pays pour réclamer les mêmes droits que vous ? Difficile de répondre, n'est-ce pas ? Ceux qui ne manquent de rien diront "venez" ; les autres feront la grimace. C'est tout le problème. La volonté d'exclure autrui est inhérente à la société. Inutile de condamner les individus. 

Reste aux personnes de raison d'argumenter pour démontrer que l'exclusion n'est qu'une fausse solution. Pourquoi ?

Quand des réfugiés arrivent sur votre pays. Par différents moyens. Passons. Ils sont là, physiquement, devant vous. Que faites-vous ? Suppression de toute aide d'urgence ? De l'AME ? Du RSA pour les personnes en situation régulière ? Ok, mais après ? 

Vous vous retrouvez avec des familles complètes sans aucun moyen de subsistance. Comment vont-ils faire pour survivre dans notre beau pays ? Fouiller dans les poubelles. Beaucoup le font déjà, notamment des chômeurs ou des retraités bien de chez nous. Tendre la main vers les association humanitaires ? Ok, ça marche dans certaines communes. Mais les moyens sont limités, et surtout, rarement réguliers. Les restos du coeur, c'est seulement l'hiver (par exemple)...

Les mêmes candidats qui prônent la fin des aides aux réfugiés et aux aides sociales souhaitent supprimer ou limiter les financements aux associations humanitaires. 

Au final, on se retrouverait avec des populations "venues d'ailleurs" sans aucun moyen de subsistance, et sans possibilité de retourner dans leur pays d'origine, pour différents motifs, à savoir le danger de mort ou la pauvreté (pire qu'ici !) 

Cela en ferait, pour certains, des voleurs en puissance. 

De quoi alimenter l'idée que l'immigré, c'est un délinquant ! Ben oui, plus on exclue ces populations, plus on les pousse à la révolte. Ce sont des humains. Ils ont des droits. Ils les revendiquent, et c'est bien naturel. Peut-on leur reprocher de vouloir prendre 3 repas par jour, pour eux et pour leurs enfants ? Vous ne voulez pas leur accorder, d'accord. Mais que faire d'eux ? Les abattre ? C'est ça la France de demain ? Tuer les populations qui viennent d'ailleurs parce qu'on n'a pas les moyens de les "assister" ? 

Soyons intelligents, c'est dur, je sais, mais voyons la réalité telle qu'elle est. Ok, les "passeurs" sont d'ignobles enfoirés, et il faut absolument les traquer, les condamner, les emprisonner. Mais les gens qui arrivent sur nos côtes, ne peuvent pas être rejetés, sans faire de notre pays, une contrée barbare.

Maintenant, il ne faut pas traiter ces réfugiés plus favorablement que nos propres "pauvres". En effet, les réfugiés bénéficient parfois de droits que n'ont pas certains exclus nationaux. Voilà qui nourrit les idées de rejet de certains partis. C'est difficile à avaler. Alors, accordons des droits au moins équivalents à nos exclus nationaux. Cela permettrait d'être plus ouvert, plus souple avec les droits des "êtres venus d'ailleurs"...

C'est juste la logique. N'alimentons pas les arguments malsains de certains candidats de la prochaine présidentielle, et soyons lucides sur la réalité de notre société actuelle. 

Les miséreux ne viennent pas forcément d'ailleurs...

 

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Tu veux ou tu veux pas ?

Publié le par Ombre Grise

Tu veux ou tu veux pas ?

Nos candidats ou futurs candidats à la présidentielle 2017 en appellent de plus en plus à l'utilisation du référendum. Ce serait d'après eux une méthode efficace et concrète de faire participer le "peuple" aux grands enjeux de la nation.

Le Royaume-Unis s'y est récemment essayé, avec un franc succès. Je me demande s'il n'y a pas quelques regrets parmi le "peuple"...

A mes yeux, un référendum peut s'avérer utile dans des problèmes ponctuels et plutôt des sujets de société. Mais en vérité, la force du politique, c'est justement d'aller au-delà d'une tendance populaire afin d'installer une nouvelle mentalité, influer sur les comportements.

Avec un référendum, le droit à l'IVG ou au mariage gay ne serait peut-être pas passé. En bien ou en mal, le politique a décidé que c'était une bonne chose. Et force est de constater que ce n'est pas la fin du monde depuis que c'est légalisé... C'est un choix, et le bon "peuple" peut toujours le contester, il fait partie de la loi, et s'accorde parfaitement avec les principes de la République...

Ce qui me gêne dans un référendum, tient en 3 points.

1 - Une question est simple à manipuler

Les sondages nous le montrent régulièrement, en fonction de sa tournure, une question peut orienter une réponse. Cela fait même partie du panel de méthodes utilisées en vente ou en management.

2 - Le choix est binaire

Je veux dire par là qu'il interdit toute nuance. On peut toujours arguer que la qualité du débat qui précède le référendum est essentiel, mais qu'il soit de qualité ou merdique, de toute façon, on en reste à une réflexion lapidaire du oui ou du non, à savoir une sorte de plouf-plouf...

3 - La réponse est directement liée au contexte immédiat

J'en suis persuadé, le "peuple" se décide par réaction sanguine à ce qui se produit dans les jours qui précèdent le vote. Si le référendum est porté par le président, et que ce dernier raconte une connerie la veille du référendum, il a fort à parier que la réponse sera non, en dehors de toute logique...

Tout ça pour dire qu'à mes yeux, le référendum n'est absolument pas la voix du peuple, et encore moins un outil qui garantit la démocratie.

C'est même bien souvent une entourloupe.

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Dénicratie populaire ?

Publié le par Ombre Grise

La démocratie française est malade. Le diagnostic me paraît évident. On utilise beaucoup le terme, et plus il est prononcé, plus sa valeur s'épuise, se vide de toute substance. Pareil pour la république. La jeune Le Pen a raison : on nous saoule avec la république. Observons bien qui en sont les garants : Sarkozy (combien d'affaires en cours), Copé (fraudeur avéré aux primaires de son propre parti), Balkany (no comment), Cahuzac, j'en oublie des tas... Ceux-là respectent la république, ils le prouvent chaque jour ! Et que dire de notre premier ministre qui tient des propos à la limite du racisme. Souvenons-nous de sa note sur les Roms, maintenant, il affirme qu'il n'est pas favorable à l'octroi de la nationalité française pour Tariq Ramadan. La république s'appuie sur les droits de l'homme. Or, dans les droits de l'homme, on ne discrimine pas un individu pour un motif religieux, ni même politique. Alors si le dossier de Tariq Ramadan répond aux conditions d'octroi pour la nationalité française, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas être naturalisé. C'est grave de tenir de tels propos pour un premier ministre, et surtout, ce n'est pas légitime.

Bref, la république, ce sont de bonnes valeurs. Ce qu'on en fait derrière, hein...

Pour la démocratie, c'est encore plus compliqué.

Le principe de ce régime politique est de permettre à la population de choisir ses élus. Elle offre un mandat à un bonhomme, pour qu'il mène une politique.

Doit-il absolument mener la politique qu'il s'était engagé à mener lors de sa campagne ? Compliqué. La situation d'un pays n'est jamais figée. Les constats de 2012 ne sont probablement pas les mêmes que ceux de 2015. A ma connaissance, pas un seul président de la République n'a mené la même politique du premier au dernier jour de son mandat. Il y a toujours une ou deux réformes qui ne passent pas.

A ce jour, c'est la "loi travail." Sur le fond, je ne me prononcerais pas, la loi est dépouillée, à tel point que la droite, qui la soutenait au début, a fini par rejoindre son attitude habituelle du "si ça vient du camp d'en face, même si c'est notre idée, on dira non !"

Le 49.3 est-il démocratique ? En tout cas il est dans la loi. Son fonctionnement est beaucoup moins simple qu'il n'y paraît, dans le meilleur des cas, la loi mettra six mois à s'appliquer.

Et pendant six mois, on risque le bazar dans tout le pays. Les actions choc des routiers, et des transports en commun dans leur globalité, sont-elles toutes légitimes ? Est-il normal dans une démocratie de bloquer l'économie, en prenant le risque de nuire à des milliers de citoyens qui n'ont rien à se reprocher ? Cette question est souvent posée. Jusqu'à un certain point, on peut comprendre une action coup de poing. C'est parfois nécessaire, et l'histoire nous a démontré que cela pouvait marcher. Maintenant, si les actions s'éternisent... dans quelle mesure ne s'agirait-il pas de chantage ? Ou de prise d'otage, on entend souvent le terme...

La démocratie est la voix du peuple, mais dans cette affaire, est-ce vraiment le peuple qui s'exprime ? Ou plutôt quelques castes ayant un vrai pouvoir de nuisance.

Si vous n'avez pas de pouvoir de nuisance, taisez-vous. C'est ça la démocratie ?

Je n'ai évidemment ni solution, ni réponse à ce questionnement. Je ne crains aucunement la "guerre civile", c'est ridicule. Je me demande simplement dans quelle mesure il est possible de réformer notre pays.

Si on s'en prend aux intérêt de quelques-uns ayant un pouvoir de nuisance pour l'économie du pays, c'est l'enfer. Tout le monde paie.

Si on cède, on est faible. L'opposition nous démonte. Si on résiste, on est sourd. L'opposition nous démonte aussi.

Le dialogue citoyen c'est bien gentil, mais si les citoyens parlaient tous d'une même voix, on n'aurait pas besoin d'un élu pour représenter une circonscription. Nuit Debout aboutira à quoi en fin de compte ? A un énième parti politique ? S'il n'en devient pas un, et s'il n'est pas récupéré, je ne vois pas ce qu'il va devenir...

La démocratie ne veut plus rien dire, pour plutôt si, une chose et son contraire. Les gens n'y croient plus, se déplacent de plus en plus rarement pour voter.

J'entends parler de VIème république, et en effet, je pense que c'est nécessaire. La solution pour sortir de ce combat perpétuel entre le pouvoir et "certains" (même si les certains en question sont soutenus par le "peuple") ne peut être apportée que par une refonte globale de nos institutions.

Mais là encore, va falloir s'attendre à un sacré bazar !

 

 

 

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Le retour du gros naze d'ex-président...

Publié le par Ombre Grise

Ah ! Il sort un bouquin (qu'il n'a pas écrit, car il ne sait pas écrire) et la France entière en parle.

En tout cas, les médias. C'est pareil, me direz-vous...

Ce fumiste d'ancien président, menteur, magouilleur comme aucun autre (j'ai rarement vu un ancien président condamné par la justice pour fraudes au financement des campagnes) et incompétent dans l'action, comme tant d'autres (Hollande, Chirac, et sans doute beaucoup d'autres, etc.) va empocher un maximum de pognon en sortant une bouse en forme de "mea-culpa" vomitif, lui qui a pourtant toujours soutenu ses positions les plus douteuses les talonnettes dressées vers le ciel, intègre...

Quel enfoiré !

On oublie qu'il a "exploité" à outrance ses souteneurs pour rembourser ses propres dettes de campagne : le Sarkothon...

On oublie qu'il a été impliqué dans une affaire moisie impliquant une vieille dame richissime, et délivré uniquement par le retrait d'une plainte...

On oublie qu'il est certainement le premier responsable de l'affaire Bygmalion. Mais il est trop malin pour laisser des traces, alors...

On oublie tellement de choses...

Ce bouquin est évidemment un acte de communication destiné à exposer l'aspect "humble" de notre ex-monarque, la faute avouée étant en principe à moitié pardonnée. Ensuite, il suffit de se montrer souvent, avec une voix posée, et de distiller un discours plus cool, plus moderne, tout en restant dans les fondamentaux de la droite, pour faire bouger les lignes...

Ainsi, le mariage gay, après tout, c'est peut-être pas si mal. Carlita n'est pas contre, j'en suis sûr...

Mais l'action de Hollande, c'est de la merde. Normal. 

Bref, avec ce bouquin on est dans l'enfumage complet, tout le monde le sait, et pourtant, ça va se vendre comme des petits pains.

Bravo Sarko. Tu es riche et tu le resteras. C'est ça ta vraie intelligence. Je t'admire pour ça. Uniquement pour ça...

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